Shooting - Un souper presque parfait

Maintenant que j’ai pu me reposer un peu, je vais pouvoir vous raconter l’aventure que j’ai vécue il y a deux semaines : le tournage de l’émission Un souper presque parfait, pour laquelle j’étais participante. Bon ok, j’ai pas le droit de vous raconter quoi que ce soit. Le contrat que j’ai signé est plus tight que les tresses de Bobinette. Mais je peux tout de même vous parler du processus.

Tout a commencé lors d’un 5 à 7 bien arrosé. J’y avais été invitée par une compagnie de crème glacée qui lançait une nouvelle gamme de produits réduits en gras. La glace proposée n’étant pas vraiment dans mes goûts, j’ai plutôt penché pour le gin tonic et les discussions enjouées avec Jonathan, Gabrielle et Éric. C’est ça qui est l’fun quand tu développes des amitiés avec d’autres blogueurs et amis Twitter : tu as toujours quelqu’un avec qui vider quelques verres dans ce genre d’événement.

En revenant, dans le métro, Jonathan me parle d’une nouvelle émission qui va prendre l’antenne à V cet automne. Jonathan est nutritionniste, alors il se fait toujours gosser par les gens qui ont des projets reliés à l’alimentation et qui aimeraient bien qu’on en parle. Bref, il est toujours au courant de tout. « Ça s’appelle Un souper presque parfait. C’est le remake d’un concept européen, j’pense. Tu devrais checker ça. » J’arrive chez moi, curieuse et pompette. Je prends mon Macbook pour aller voir le questionnaire. Je me demande quel genre de personne a envie de faire le clown dans sa cuisine devant une équipe de tournage et tout le Québec. Bon ok, peut-être pas TOUT le Québec. J’imagine que les cotes d’écoutes de l’émission n’atteindront pas celles d’un match Canadiens-Bruins.

Anyway, le questionnaire.

Il était long et les réponses devaient être détaillées. « Quel genre d’hôtesse êtes-vous? » « Quel est votre menu type? » « Y a-t-il des choses que vous refusez de manger? » Des pages et des pages de questions dans ce genre. Et pour avoir accès à toutes les questions (et combler ma curiosité), il fallait que je remplisse une page après l’autre. C’était comme un livre dont vous êtes le héros, sans les bêtes féroces et les armes étranges (« Vous prenez le kryss et tuez la panthère rouge. ») Au moins, on ne crève pas à la fin si on n’opte pas pour la bonne réponse. Moi j’aime ça, les livres dont vous êtes le héros, donc je remplis chaque page du questionnaire juste pour connaître la suite. Quand on me demande une photo, j’utilise celle où je porte un chandail de bébé sur la tête. Je suis vraiment en mode whatever. Ma curiosité comblée, je ferme l’ordi et je vais prendre ma douche. J’oublie presque que, mon caractère un peu compulsif ayant besoin de compléter toute tâche que je débute, j’ai envoyé le formulaire. Sauf que quelque jours plus tard, je reçois un appel.

« Oui bonjour, c’est la recherchiste de l’émission Un souper presque parfait, on peut discuter? »

« Euh… ok »

Fuck.

Je me dis « Bon, ben tant qu’à y être. »

La recherchiste est sympa. On se jase ça pendant 10 minutes. Je lui fais mon baratin, on parle un peu bouffe, et elle m’annonce que je passe tout de suite en 2e ronde. Quelques jours plus tard, elle débarque dans mon loft avec une assistante pour une discussion plus exhaustive et des photos. Je reçois un autre appel quelques semaines après notre entretien. Je suis choisie. Yé!

J’aime ça, être choisie.

Si la plupart de mes amis m’encouragent et trouvent ça bien drôle lorsqu’ils apprennent la nouvelle, certains me trouvent surtout courageuse. « Hey, moi je voudrais pas aller me montrer la face à V dans mes chaudrons! Et ils vont manipuler le montage! Tu risques d’avoir l’air d’la bitch! Y’a toujours une bitch! » So what. L’affaire, c’est que je me fiche plus que la moyenne des gens de l’image que j’ai. Non, ça n’est pas vrai. C’est mal dit. Je ne m’en fiche pas du tout, même. On va dire que je m’assume et que je n’ai pas peur de grand chose. Je suis loud. Je suis chubby. Je rigole tout le temps. J’aime vivre des choses nouvelles. Je suis gaffeuse. Et je sais aussi qu’à cause de ces caractéristiques, je suis parfaite pour l’émission.

Bring it on.

Quelques jours plus tard, alors que je suis dans ma cuisine en train de couper des patates douces devant une équipe de cinq personnes, je me demande à quoi j’ai bien pu penser pour m’embarquer dans cette galère. Mais pour la suite de l’histoire, il va falloir attendre la diffusion. Ça devrait être vers la fin septembre. Je vous tiens au courant.

En attendant, si vous voulez vous inscrire, il n’est pas trop tard.