At home


Ha Twitter, ou étais-tu toute ma vie! Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est Twitter (allo maman!) c’est l’équivalent à la conversation qu’on avait autrefois autour de la machine à eau au bureau. Sur Twitter, « As-tu vu le dernier épisode de Lost? », « Qui va à Frenchoumeurs ce soir? » et « 1-0 pour le Canadien ! » deviennent le petit bois d’allumage qui souffle sur les flammes de plus longs échanges. Voici donc un petit billet sur ce qui m’allume et m’éteint sur cette plateforme populaire.


5 choses que j’aime


1- Partager des expérience en direct
Pendant les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques, ce qui a fait ma soirée ne fut pas de regarder Brian Adams faire semblant de chanter, mais plutôt partager mes impressions sur Twitter et surtout de lire les commentaires hilarants des autres usagers. Des habits de robotron des athlètes de l’équipe allemande jusqu’à l’arrivée de Garou dans son paletot de honte, les réactions des utilisateurs ont donné un caractère personnel à l’expérience.

2- Rencontrer de nouveaux gens 
Que ce soit en ligne ou dans la vraie vie, grâce à Twitter, j’ai rencontré plein de gens intéressants avec qui je partage des affinités : des foodies, des geeks, des ricaneurs, bref des gens avec qui j’adore échanger. De plus, en personne, le lien créé par Twitter est l’outil parfait pour casser la glace quand vient le temps de se présenter.

3- Les cadeaux, concours et événements gratuits
Depuis que je suis sur Twitter, j’ai gagné des cannelés de chez Boutique Point G, un certificat-cadeau pour un restaurant, et j’ai été invitée à plusieurs événements exclusifs aux usagers de Twitter. Ma collègue Véronique a gagné des bottes Hush Puppies et une journée au spa. Nous ne sommes pas plus chanceuses que d’autres, mais notre présence active sur une plateforme dynamique où il n’y a pas encore foule localement augmente nos chance. Et ça, on aime.

4- La franche rigolade
Au travail, je supervise un gentil et talentueux stagiaire. Pour l’inciter à se brancher sur Twitter, je me suis amusée à parler de lui en racontant des anecdotes de notre quotidien (et parfois souvent en inventant plusieurs de ces anecdotes). Depuis, il s’est joint la conversation et le hashtag #stagiaire a gagné en popularité. André, merci pour la rigolade.

5- Le côté immédiat
Que ce soit pour savoir si on a gagné la médaille d’or en patin, pour savoir si c’est vrai ou non que William Shatner est mort ou pour partager ce qui est au menu au bistro du travail, Twitter me permet d’obtenir ou de partager des informations à la seconde près. Bon, ça dérape parfois un peu (William Shatner n’est PAS mort), mais c’est toujours gratifiant.


5 choses que j’aime moins

1- Les liens vers un blogue qui passent par Facebook
Je m’explique : quelqu’un que je suis sur Twitter annonce la publication d’un nouveau billet. Je clique, et ça me mène à la page consacrée à son blogue sur Facebook. Bon. Je dois maintenant cliquer sur le lien qui me mènera vers le billet sur le blogue. Pourquoi ce vestibule virtuel est-il nécessaire? SVP, mettez juste le lien vers votre billet. Après tout, si je vous suis sur Twitter, je suis probablement déjà fan de votre page. Cette dernière devrait enrichir l’expérience de lecture. Je donnerai comme exemple la page de Kim Vallée, qui s’en sert pour partager les photos qu’elle prend lors d’événements auxquels elle participe.

2- Les tweets d’ivrognes
« OMGTEQUILA je viens de me rpogné 1 gars dans les toilettes d ché Edgar LOL« . Des tweets pas très drôles, souvent plein de fautes et publiés aux 5 minutes. C’est assez pour me faire lâcher. Come on people, nous ne somme plus au CEGEP.

3- Le syndrome Formspring et Foursquare
Je n’ai rien contre ces services, qui permettent de répondre à des questions anonymes et à partager les endroits qu’on visite. Là où ça se gâte, c’est quand les utilisateurs de ces services publient en rafale des mises à jour sur Twitter. Cher usager : si je voulais te suivre sur Foursquare, je serais sur Foursquare. Je n’ai vraiment pas besoin de savoir que tu es le Maire du Eggspectation.

4- Les profils privés (« barrés »)
Lors d’une soirée où plusieurs amateurs de Twitter étaient présents, une personne s’est présentée à moi sous son nom d’utilisateur avec un enthousiasme qui sous-entendait qu’elle me suivait et qui impliquait qu’elle croyait que je la suivait. Ça n’était pas le cas, mais j’ai fait semblant de rien. Je reconnaissais vaguement son nom, mais je n’avais aucun souvenir d’une quelconque interaction. En revenant chez moi, je jette un coup d’oeil à son profil : privé. Je me souviens alors être déjà allé voir sa page suite à un commentaire fait sur un de mes tweets, mais que la page privée m’avait empêchée de l’ajouter. Pour ceux qui ne sont pas sur Twitter, cela veux dire que la personne qui publie doit vous autoriser à l’ajouter dans votre liste avant de pouvoir avoir accès à ses tweets. Mais pourquoi je ferais ça si je n’ai aucune idée de la qualité des tweets? Je ne vais pas suivre une personne sur Tweeter juste parce qu’elle a une belle photo.

Je comprends que pour certain, protéger ses informations est important. Mais vous êtes sur Twitter, pas Facebook! Le partage de conversations et d’informations est la SEULE vocation du site! Alors pourquoi ne pas ouvrir votre porte au monde sans mettre Cerbère à l’entrée? On vous aime, on veut vous connaitre!

5- La fonction re-tweet automatique
Un re-tweet, c’est un citation. Quand on veut partager une tweet, on copie le texte dans notre propre boîte et on accompagne le tout du nom de l’auteur avec un petit commentaire de notre cru. Cool. Twitter décida un jour d’ajouter un bouton « retweet » à ses fonctions. Quelle bonne idée! Sauf que cela a comme effet de publier automatiquement le tweet sur notre feed sans pouvoir y ajouter notre grain de sel. En plus, c’est la photo et le nom de l’auteur original qui est mis de l’avant plutôt que les nôtres, ce qui fait que le feed des gens qui voient ça apparaître dans leur zone est soudainement parsemé de visages inconnus. Pas cool.


Surveillez la prochaine chronique « 5 choses » mercredi prochain!