Je rêve d’un lit de star, d’un lit tendu d’étoiles filantes où je pourrais passer de beaux moments de volupté avec mon « cavalier » (dixit grand-maman) ou me prélasser en mangeant des chocolats pralinés choisis dans une énorme boîte recouverte d’un ruban en lamé doré.

Je rêve du lit de Jean Harlow dans Dinner at Eight.

« Madame est servie. »

En attendant la machine à remonter dans le temps, je recherche la perle rare sur les sites de Baronet et de la Maison Corbeil. Mais ouch, les prix sont du genre à me faire passer des nuits blanches. Ouuuuuh !
Aaah !

Pourtant, l’hiver dernier, j’ai investi sans regret dans un ensemble de draps (d’un confort qui provoque en moi des fous rires de bonheur) acheté sur le site de mon hôtel boutique préféré, justifiant les centaines de dollars dépensés en me disant que j’accordais à peu près autant bi-annuellement à l’achat de mes manteaux d’hiver.

« 5 000 $ seront déduis de votre compte. Merci et bonne nuit. »

Puis, je pense à tout ces gens qui dépensent des sommes faramineuses à l’achat de voitures, dont ils se servent une heure par jour. Mais c’est que je ne conduis pas et que je dors au moins 8 heures par nuit, pardis ! Soudainement, la culpabilité s’envole et je prends les mesures dans ma chambre pour planifier mon achat, imaginant déjà le plaisir que j’aurai chaque nuit à m’endormir dans mon nouveau cocon glamour.