Fouiner au rayon alimentaire chez Ikea est un de mes petits plaisirs. J’y achète de la pâte de poisson pour les tartines, mon sirop de sureau pour les cocktails, et des boulettes de viandes. Et qui peux résister aux brioches? Lors de ma dernière visite, j’ai décidé d’essayer les écrevisses surgelés. Vendus en boîtes d’un kilo pour environ 13 $, ils sont en carapaces dans un bouillon à l’aneth. Petit bémol : ils sont emballés en Chine, ce qui me met toujours sur mes gardes considérant le parcours en dents de scie de l’industrie alimentaire chinoise. M’enfin, j’avais tout de même envie d’essayer ce produit.

Il faut faire dégeler les petits copains au réfrigérateur 24 heures avant la consommation. L’emballage de plastique est hermétique, ce qui évite des dégâts dans le frigo. Sous la pellicule, les écrevisses attendent en rangées. Je vous avoue que si j’aime le goût des écrevisses, leur look me décontenance toujours un peu quand ils se tiennent en gang : la ligne est mince entre le fruit de mer et l’insecte.

Mais seul, l’écrevisse redevient sympa.

 

J’ai versé le bouillon dans une casserole, porté le tout à ébullition et laissé mijoter à couvert pendant 5 minutes.

Le bouillon est bien parfumé et les écrevisses rougeaux. J’égoutte et je me retrouve avec une énorme assiette d’écrevisses bien chauds.

Maintenant, laissez-moi vous dire pourquoi l’écrevisse est un fruit de mer réservé aux gens patients. Il faut de bons outils et une serviette de papier absorbante pour extraire la chaire d’une seule des petites bêtes qui vous éclabousse partout au passage. Et voici la quantité de chair qu’on obtient :

Au goût, les écrevisses Ikea étaient tendres et goûteux. Mais c’est tellement de trouble que c’est un aliment que je réserverais davantage à un apéro informel au chalet qu’à un souper de grande faim. Il faut trop travailler pour se décortiquer un vrai repas. De mon côté, j’ai laissé faire les pattes. Je ne suis pas si patiente.