Ça y est : je commence la partie amusante de mon déménagement, soit installer la déco. Sur la photo, un petit meuble près de l’entrée reçoit une partie de ma collection d’objets d’Expo 67 et ce gros cendrier rétro que m’avait offert mon dernier employeur pour souligner mon départ. L’affiche laminée est une sortie couleur d’une invitation que j’avais imaginée pour mon cocktail annuel de la soirée des Oscars. Le truc avec les collections, c’est de ne pas tomber dans l’accumulation gratuite et de vraiment choisir des objets qui nous font sourire. Plus facile à dire qu’à faire quand on a un tempérament programmé pour l’accumulation. Quand j’étais au secondaire, la mère d’une amie collectionnait les reproductions d’oeufs Fabergé – elle en avait des centaines, répartis un peu partout dans le semi-détaché familial. Leur maison avait l’air du poulailler d’une riche volaille héritière du trône russe.

Just say niet.

Ce qui fontionne, ça n’est pas de se laisser envahir par des masses de trucs qui n’ont qu’une chose en commun. C’est choisir dans sa collection de cadrans tout ceux qui sont rouges et ronds, et les exposer sur une large tablette blanche dans la chambre à coucher. C’est mettre sur le bord de la fenêtre de la salle de bain un bol de verre rempli de galets gris ramassés lors de nos vacances au bord de l’eau. C’est choisir les 12 plus belles trouvailles dans sa collection de cartes de baseball et les protéger sous un cadre, qu’on accrochera au-dessus du bar pour faire de l’épate quand les amis viennent boire un coup. C’est laisser vivre ces objets au coeur de notre domaine sans qu’il n’y ait péril en la demeure.

  • J-M/C

    Vraiment cool les objets déco! J’adore les accents rétro (personnellement les années 60-70) et il est parfois vraiment difficile de se limiter, tant on finit par s’attacher à une panoplie de petites trouvailles.

    C’est d’ailleurs ce qui fait le plus plaisir, exposer des objets dénichés au détour d’une rue, littéralement surgies de nulle part! L’inattendu de la découverte décuple sans aucun doute le plaisir de posséder certaines choses (et de les exhiber fièrement).

  • J’ai pensé à toi hier: le magasin Loft en bas de l’immeuble de mon bureau a changé sa vitrine. Ils ont plein d’objets déco des 50ies-60ies. Un petit reportage photos s’impose.

  • Go Éliane go!

  • Toujours un plaisir de te lire Ève.

    Je souffre moi-même du problème du «ramasseux-en-série»… que j’essaye tant bien que mal de me débarasser en vieillissant… pas facile! 🙂

    E.