Environ une fois par mois, je ne fais pas de plans pour la fin de semaine et je m’enferme chez moi. Beau temps, mauvais temps, je passe mon samedi chez moi à cuisiner, à lire et à regarder les nombreuses émissions de télévision que mon ENP Illico enregistre pour moi, mais que je manque de temps pour regarder.

Je prends un bain à 2 heures de l’après-midi.
Je fais mes ongles et je change de couleur deux fois.

Je me détends.

Puis le dimanche, je déjeune et je sors prendre une longue marche. Je vais au parc ou je marche dans le sous-bois au jardin botanique. Au retour, je m’arrête souvent au Village des valeurs fouiller les tablettes pour trouver des trésors. Je reviens parfois bredouille, mais j’ai toujours du plaisir à chasser. Aujourd’hui, entre les masques de sorcière et les vases de porcelaine, un ghetto blaster jouait une musique d’halloween plutôt débilitante, parsemée de « MOUHAHAHA »cheaps. Une jeune femme passe près de moi et marmonne à sa copine en anglais « I’ve got to get away from that music ». Je rigole discrètement mais quand la musique accélère à un rythme effréné qui aurait fait peur aux danseurs du clip Thriller, tout le monde dans la rangée éclate de rire.

Aujourd’hui, mes trésors sont des livres : une copie de l’Encyclopédie médicale familiale, pleine d’illustrations biologiques destinées à être encadrées pour décorer ma salle de bain, et le livre sur les abats de la collection Time-Life « Cuisinez Mieux » que je collectionne depuis que ma mère m’a légué ses volumes. C’est avec ces livres que j’ai commencé à cuisiner plus sérieusement. Ce nouveau volume sur les abats me fait un peu peur, surtout les recettes qui débutent avec comme instruction « découpez un peu de poumon » ou « faites tremper la cervelle dans du lait ».

À la caisse, la madame m’a fait un drôle d’air en regardant mes livres. C’est vrai qu’à première vue, on dirait que je m’apprête à recevoir Hannibal Lecter pour souper.

Bought two books at Value Village.