Il y a environ un mois, pendant un souper d’équipe, ceci est arrivé.

Luddite dinner

On a empilé nos téléphones. Question de se concentrer sur les gens avec qui on était, pour une fois.

Au début, ça rigolait. Après quelques minutes, les rires sont devenus nerveux. Certains déchiraient des serviettes de papier, d’autres occupaient leurs mains avec leurs fourchettes. Les retardataires qui arrivaient à la table devant le fait accompli essayaient tous de prendre la pile de téléphones en photo, pour immortaliser le tout sur Instagram. Mais ça ne faisait pas partie des règles, et on les en a empêché*! Un de mes collègues était contrarié comme un enfant, la force du moment curating étant trop ancrée en lui pour qu’il accepte de vivre le moment sans le partager (et sans grogner).

5 minutes passent. Les téléphones commencent à vibrer, à s’agiter. Se sentent-ils ignorés? Certains tendent la main pour répondre. Mais NON, on doit résister! On en fait même un jeu. Tu réponds à un texto? Un point de loser! Tu réponds à un appel? Deux points de loser! Il y a même des démérites accordés si tu touches avec tendresse à ton iPhone en soupirant. (Coupable.)

Mais plus tard, alors que les conversations dérogent du jeu téléphonique, on se rend compte que nos esprits sont libres. Libres de se concentrer sur les conversations. Libres de regarder les gens dans les yeux en leur parlant. Libres de profiter d’un bon repas sans le photographier. Et c’est merveilleux.

Donc la prochaine fois que vous lisez un article sur notre dépendance aux téléphones intelligents, ne roulez pas les yeux en murmurant « whatever ». Parce que c’est vrai que nous passons trop de temps avec eux. Et parce qu’on mérite mieux.

*Ma propre photo a été capturée avec une caméra. Old school, baby. Old school. 

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