Quand on est jeune, les premiers alcools avec lesquels on fricote sont ceux qui donnent un bon bang for the buck en situation de dance floor : vodka-orange, rhum-cola et, à l’occasion, quelque chose de plus sérieux comme un zombie ou un long island iced tea. Puis, on se tourne vers la vraie culture cocktail. On achète du vermouth artisanal. On découvre le campari et on défend son amour d’un bon Old -Fashioned. Avec le temps, on développe un goût pour des alcools au caractère plus intimiste, qui se révèlent lentement au creux du verre.

Dans mon bar, on retrouve bien des choses, mais surtout des bourbons, de la vodka et du scotch. Depuis un an, je découvre le cognac. J’ai d’ailleurs reçu une bébé bouteille de Rémy Martin V.S.O.P. (79$ pour 750 ml à la SAQ) que j’ai goûté cette semaine.

C’est Pierette Trichet, première femme maître de chai, qui est derrière les assemblages de la maison Rémy Martin et sa gamme de cognacs d’appellation d’origine contrôlée (A.O.C.). Ils se distinguent surtout par la qualité des raisins, par le type de chêne des fûts où ils vieillissent, et par leur double distillation.

J’ai goûté le V.S.O.P. de la maison de deux façons : nature et en mode cocktail. Parce que même les « alcools de réflexion » peuvent faire la fête! On l’aimera avec un peu de gingembre frais et de thé vert froid, on l’allongera de soda ou de limonade maison. Mais c’est nature que je le préfère. Il a une si belle couleur de feu, il est presque dommage de la diluer! En bouche, des notes de réglisse noire et de vanille nous prennent par les sentiments en nous rappelant les arômes de l’enfance. Puis, c’est le fruit qui se révèle, avec des notes de nectarine et d’abricot mûrs.

On prend son temps. On sirote. On apprivoise. C’est ça, le cognac.


 

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